Ville de La Sentinelle

Patrimoine

LES MONUMENTS

Sainte-Barbe et Saint-ChristopheMairie de La Sentinelle - Église Sainte-Barbe

L'église « Sainte-Barbe » : ancien édifice minier, entièrement maçonné, cet édifice long de 35 m, haut de 20 m est transformé par la Compagnie des Mines en église dès 1852. L'autorité diocésaine lui donne alors le nom de « Sainte-Barbe », patronne des mineurs. Le 18/09/2004, les travaux de réhabilitation de cet édifice ont été inaugurés. L'église a été classée Monument Historique et fait partie du patrimoine minier classé à l'UNESCO.

Un lieu de culte dans un bâtiment d'extraction

Dès 1847, on étudie la possibilité de transformer la fosse en église, ce dont témoignent des plans et dessins de la même année. Le 20 février 1851, à l'initiative de la Compagnie des Mines d'Anzin, un premier devis évaluait « la dépense  pour les travaux à faire au bâtiment de l'ancienne fosse La Sentinelle pour la convertir en chapelle, logement et école » à 5 500 francs (pour la chapelle) et 2 900 francs (pour le reste). Le puits fut alors scellé en 1852 définitivement. Les travaux semblaient être terminés en novembre 1853 lorsque le doyen Defontaine visita « la Chapelle élevée sur l'emplacement de la fosse La Sentinelle » pour en faire un rapport à l'archevêque de Cambrai. Il jugea alors qu'on « a tiré du local le meilleur parti possible », mais que plusieurs aménagements nécessaires aux célébrations de messes et à l'accueil d'un vicaire étaient manquants. La Compagnie se chargea de pallier ces manques et obtint de l'archevêque la nomination d'un vicaire pour l'édifice en 1854. La bénédiction de la chapelle par le doyen Defontaine eut lieu le 26 novembre 1854.

L'achat des objets du culte et des ornements liturgiques se poursuivit dans les années suivantes. Des travaux d'agrandissement de la sacristie et pour l'installation des fonts baptismaux, d'une tribune pour les enfants de chœur et d'un tambour, sont entrepris sur un devis de 855 francs daté du  10 juillet 1872. En 2004, plusieurs travaux de restauration sont entrepris, visant entre autres à consolider la structure, refaire la porte d'entrée, restaurer les vitraux et refaire les peintures intérieures.

Description

L'église Sainte-Barbe de La Sentinelle est située en bordure de la route qui traverse le village. Elle dominait à l'origine le centre de la cité minière formée de corons de part et d'autre de la route, dont seule une partie subsiste aujourd'hui. Il s'agit d'un édifice  à vaisseau unique composé d'une nef de deux travées, d'une travée qui s'ouvre sur deux chapelles perpendiculaires à la nef faisant office de transept, et d'un chevet plat long d'une travée. On accède à l'église par un escalier, récemment restauré. La façade se termine en pignon chantourné surmonté d'un clocher quadrangulaire. Elle s'ouvre dans un arc en plein cintre reposant sur des pilastres. Des motifs et un effet de bichromie sont créés par l'utilisation d'une brique ocre, contrastant avec la brique rouge de la façade. La porte est surmontée d'un fronton triangulaire orné de décorations géométriques en briques ocre et d'une croix latine. La façade est encadrée par deux piliers quadrangulaires ornés de tables et terminées par des acrotères.

Mairie de La Sentinelle - Puits Église Sainte-BarbeLes dispositions et l'ornementation intérieure, à l'instar de celles de l'extérieur, rappellent l'architecture classique. Le sol, d'origine, est en pierre bleue, et les murs et les voûtes ont été repeints récemment dans des tons pastel. Les baies de la nef sont reliées entre elles par une fausse corniche qui se prolonge dans leurs arcs d'encadrement en plein cintre. Le haut du mur est orné d'une frise dont les motifs rappellent les triglyphes, et les piles sur lesquelles reposent les arcs séparant la nef du transept sont ornées de tables. L'ensemble du vaisseau est couvert par une voûte en anse de panier, ponctuée de deux arcs doubleaux après la nef, reposant sur des pilastres jumelées. L'entrée dans les chapelles se fait par un arc retombant sur des colonnes de marbre rouge veiné. Elles sont éclairées de deux baies en plein cintre et couvertes par une voûte en berceau surbaissé. Elles s'ouvrent sur une petite absidiole. Le chœur, orné sur le mur est de trois arcs en plein cintre dont les deux latéraux sont aveugles, est doté d'un portique à entablement retombant sur des colonnes en marbre veiné de tons rouge-brun par l'intermédiaire de chapiteaux corinthiens et orné de moulures à son sommet. L'ensemble de ces colonnes monolithiques, réemployées produit un curieux effet. Les boiseries et cloisons du chœur proviennent de l'église du faubourg de Paris à Valenciennes. L'ancien puits de mine se situe à l'emplacement actuel du chœur, et l'on trouve à l'entrée de la nef un accès au puits de contrôle des anciennes galeries minières.

Le passé industriel de l'édifice est visible en plusieurs endroits, notamment dans une grande partie de la charpente en bois dont les dimensions sont démesurées au regard de l'usage actuel des bâtiments : trois madriers de 55 X 38 cm de section d'une portée de 9 m de long supportent les arbalétriers. Une telle structure devait à l'origine supporter les tractions du chevalement. La cave, à laquelle on accède par le transept sud, est également témoin de l'ancienne occupation de  kt.

 

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Les corons

Le premier coron minier, dit « de l'église » est construit dès 1826. Suivront ensuite les corons Carré et Demézières et enfin la cité Ernest.

Le coron Demézières était une cité minière qui comprenait 5 barres de logements.

Le 09 Novembre 19764, la Compagnie des Mines d'Anzin déplaçait ses travaux vers le Sud, sur le territoire de Valenciennes en ouvrant le puits Long-Prés (Lomprez) d'un diamètre de 2,20m. Elle fut instruite entre-temps des démarches d'une société de recherche concurrente, connue sous le nom de Desmaizières, qui sollicita en février 1765, auprès de l'intendant du Hainaut, une permission d'exploiter du charbon sur les Seigneuries de Trith (La Sentinelle actuelle). La compagnie d'Anzin, désireuse de supplanter cette dernière, se hâta d'extraire la houille au puits « Long Près » à la profondeur de 78 mètres, et d'ouvrir d'autres puits sur Trith (La Sentinelle) et deux autres sur St Waast (fosse Dutemple).

C'est en 1770, au terme d'un long procès, qu'un arrangement fut enfin trouvé entre les deux sociétés rivales.

Le puis Desmaizières, creusé en 1764 (le plus ancien sur le territoire de La Sentinelle), passa aux mains de la Compagnie d'Anzin. En contrepartie, celle-ci s'engagea à verser au Sieur Desmaizières, 300 livres par an tant qu'elle n'exploitait pas sur sa terre, 4800 livres dans le cadre de l'extraction du charbon.

Le puits garda son nom ainsi que les Corons s'y rattachant. On remarquera l'orthographe du nom Desmaizières (Demézières actuellement) et Longprès (Lomprez actuel).

 

« Saint-Christophe »

A l'entrée de la commune se trouve le lieu-dit « Saint-Christophe ». Son nom a pour origine un oratoire, ou bien l'enseigne d'une auberge construite au milieu du XV111ème siècle au carrefour de la grand-route, créée à l'époque, et du vieux chemin reliant Trith-Saint-Léger à Wallers. Le patronage du Saint protecteur des voyageurs se justifie amplement par l'importance du trafic routier.

 

Puits Ernest

Ouvert en 1826 sur le territoire (Hameau de Trith à cette époque), à 180 mètres au Nord Est de « Desmaizières » et à 380 m au Sud Ouest de la « Réussite », le puits « Ernest », d'un diamètre de 3.80 m, traversa 50 m de morts terrains avant de rencontrer le terrain houiller à la profondeur de 80m. Le fonçage constitua à lui seul un record puisqu'il avait duré moins de 8 mois. L'aérage était en partie assuré par le puits « Réussite »  et le puits « Demézières ». D'une profondeur de 387 m, le puits « Ernest » fut fermé en 1894, après une production totale de 617.000 tonnes. Le gisement plus profond fut repris par la fosse « Réussite ». C'est avec « Ernest » que s'achevèrent les dernières recherches dans le faisceau gras d'Anzin. L'intérêt principal  de la compagnie allait en effet se déplacer vers la région de Denain, où la fosse « Villars » découvrit le charbon gras en 1826.

Abandonnée par la Police des Mines avant 1909, une cité minière s'implanta sur l'ancien carreau de fosse (cité Ernest actuelle). Le puits fut relocalisé en 2001 par les Charbonnages de France. L'origine du nom Ernest est inconnue dans les archives.

Flash Information

 MAISONS FLEURIES 

Inscriptions au secrétariat du C.C.A.S jusqu'au 10 juin 2017.

 

BROCANTE DU 14 JUILLET 2017

Cette année, la brocante aura lieu rue du 19 mars 1962 et avenue du 08 mai 1945,

le matin.

Inscriptions en Mairie : vous munir de votre pièce d'identité

 

 

 

 

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